• guillaume De Sardes / MEP.

    guillaume De Sardes / MEP.

    Une histoire de liaisons amoureuses, de marquage de la mémoire par le lien à l’Autre qui évolue dans le temps, les photographies de guillaume de Sardes signifient avec intensité ce sujet au travers d’une série d’images personnelles et de textes décrivant avec évidence les histoires qui le lient avec celles qui furent proche de lui et qui ne l’est plus. On aime, j’aime cette évidence. Vous avez encore le temps pour découvrir cette exposition à la MEP. On aime, j’aime évidemment. Jusqu’au 20 mai  2018, vous avez le temps d’aimer.

  • Identités nordiques – 2 / 4.

    Identités nordiques – 2 / 4.

    Décidément le temps s’accélère et les images se multiplient. La récurrence du format aide à préserver l’unité de la diversité de ceux qui font l’image. Décidément, la capture de ces instants tout en mouvement fait basculer ces images dans un autre naturel de par leur équilibre exigeant et que seule l’image figée autorise à voir, ou plutôt re-voir en pouvant cette fois-ci s’y attarder. L’oeil devient plus aguerri et comme dans toute démarche en récurrence, permet d’accélérer progressivement sa capacité à complexifier la perception du lieu et de ses constituants. Le sujet posé, l’oeil inclut graduellement un nombre de plus en plus important d’informations qui vont provoquer la juste composition de l’image, sa lumière, son mouvement, ses couleurs, l’arrière plan, l’équilibre des masses, le tout dans un cadre en mouvement perpétuel. Ainsi est faite la Ville.

  • Identités nordiques – 2 / 3.

    Identités nordiques – 2 / 3.

    Dimanche, un jour en famille. Les enfants profitent également de ces moments de liberté. Capter leur naturel mouvant est toujours hasardeux. Ne pas capter leur attention où la réaction est souvent de poser plutôt que d’ignorer ou de réagir négativement. Je refuse toute image où l’attention est captée. Il s’agit alors d’avoir la patience de se faire oublier, de perdre de nombreuses images et de capter le bon équilibre de ce que personne ne voit, le seul point de vue possible étant celui de son propre cadrage. Patient, il est essentiel de l’être.Une fois de plus une question de temps qui se pose et la nécessité de s’exercer perpétuellement à chercher l’image même sans la capturer. Ouvrez les yeux, l’exercice est continu.

  • Identités nordiques – 2 /2.

    Identités nordiques – 2 /2.

    Il fait froid ici, cela vient de l’est. Mais dans le nord européen, il y a aussi ce froid qui fige le mouvement. En hiver. L’été, le Danemark est baigné d’un soleil bienvenu et les danois en profitent. Grand écart entre cette nature finlandaise blanchie par l’hiver et la proximité humaine en cet été danois ? Non, le nord européen se vit différemment. C’est bien le sujet de cette série des Identités Nordiques de créer ces parallélismes par l’image, de ces instants fixés dans des temps séparés.

  • Yves Saint Laurent, parcours inaugural.

    Yves Saint Laurent, parcours inaugural.

    Le temps d’un dimanche froid où trouver un peu de chaleur neuronale fait du bien. Et le musée Yves Saint Laurent récemment ouvert à Paris fait partie de ces lieux qui peuvent y aider, en présentant le travail d’un créateur comme il fait bon de percevoir l’exigence. Excessif sans doute, pointilleux à l’extrême au point de vivre dans un petit monde parallèle, il n’en reste pas moins que son inventivité force le respect. Etre au bon endroit au bon moment fait également partie du parcours comme il en existe peu. Allez ouvrir vos yeux dans ce lieu étonnant. Vous avez le temps, il est ouvert pour l’éternité. Il faut l’espérer en tout cas. N’oubliez pas, 5 avenue Marceau 75116 Paris.

  • Neïl Beloufa. L’Ennemi de mon ennemi / Palais de Tokyo.

    Neïl Beloufa. L’Ennemi de mon ennemi / Palais de Tokyo.

    Il faut du temps. Car présenter de manière chaotique des éléments de discours politiques officiels n’est pas aisé. Neïl Beloufa s’y attache. La présentation est en mouvement, vous verrez bien, plutôt dense. Il faut déambuler, cela semble être le plus cohérent sans vouloir appréhender chaque pièce présentée. Et c’est bien toute la difficulté d’appréhension de cette exposition dont la démarche de l’artiste est l’objet même de l’exposition, non pas une production en tant que telle. Le lieu est immense, comme toujours, prenez du temps afin de vous y confronter. Attention de ne pas vous y perdre, vous avez de toute façon le temps jusqu’au 13 mai prochain. Il y aura bien le temps de s’y perdre, justement.

  • Identités nordiques – 2 / 1.

    Identités nordiques – 2 / 1.

    IL est des temps où l’évidence ne laisse aucun répit. Il en est ainsi pour la nouvelle série des Identités Nordiques, 2 qui vient confronter le Danemark et la Finlande dans des temps qui ne sont pas les mêmes. Visages danois ensoleillés face à la blancheur blafarde d’une nature enveloppée par le froid finlandais, ces diptyques complexifient le discours du travail débuté sur ces questions d’identités des lieux, d’identités de ceux qui font ces lieux. Ici les visages fixés sous un soleil d’été dans le port de Juelsminde laissent paraitre un calme volontaire en phase avec la dureté apaisante de cette nature blanchie captée en mouvement au nord de Helsinky. Ouvrez les deux yeux, il y a à voir. Sans faute.

  • NIEPCEBOOK #07 : il arrive ! / 7.

    NIEPCEBOOK #07 : il arrive ! / 7.

    Le temps est arrivé pour lui de prendre le chemin de l’imprimerie après plus de quarante jours d’intense campagne de communication. La génèse du NIEPCEBOOK #07 a été intense sans aucun doute et parvient à un résultat à la hauteur de l’énergie mise en oeuvre par chacun des acteurs de ce projet, les 10 photographes présents dans cette revue, Pauline Sauveur, Baptiste Gamby, Antonio Domingues, Ymy Nigris, Emma Arbogast, Chrystel Caparros, Nicolas Beaumont, Guillaume Lavit d’Hautefort, Alban Lecuyer et moi-même, l’équipe d’édition et évidemment , VOUS qui avez acquis l’un des exemplaires : 230 % de l’objectif de l’éditeur ont été atteints pour cette revue sans publicité, auto éditée par CORRIDOR ELEPHANT. Nous sommes donc à présent nombreux à être impatients de découvrir cette publication avec un engagement sans faille de Pierre Léotard, Anouk Malher, accompagnée des mots de Jean-Paul Gavard- Perret, Orianne Papin, Hervé Hubert et Jean-Luc Aribeau.
    Merci tout simplement.
    Vite, nous sommes impatients !

  • NIEPCEBOOK #07 / 6.

    NIEPCEBOOK #07 / 6.

    Un nouvel inédit, cette image complète l’histoire de cette confrontation silencieuse entre l’efficace machine du Grand Paris et ce camp de roms où s’amassent plusieurs centaines d’hommes, de femmes et d’enfants. D’un côté de l’avenue, un métro se construit à vive allure. De l’autre, une population défie chaque jour les règles sociales communes pour survivre. Le jugement est en dehors de ces images qui mettent en avant un parallélisme d’énergies qui ne se complètent pas, celle de l’ingénierie efficace, celle de la survie. Il ne s’agit pas de blâmer, il s’agit de partager cette réalité d’un monde à deux vitesses : ici, la seule interaction se fait par le partage imposé d’un espace resserré qui induit une prise de connaissance de l’Autre. Le NIEPCEBOOK #07 est à commander jusqu’au 6 février 2018. N’oubliez pas.

  • Identités. Aarhus, Denmark / 5.

    Identités. Aarhus, Denmark / 5.

    Autres identités de cet Aarhus attachant où cette fois-ci, la multiculturalité de la ville apparait avec évidence. Ces moments de passage se vivent fluidement, les uns et les autres vaquent à leurs occupations. Les cheminements se font sans anicroche, l’Autre est respecté sans bousculade même si le partage ne s’exprime pas ici. Et quoi de plus normal vu que ces temps sont dédiés aux déplacements. Les rapports ne sont pas pour autant tendus, c’est bien là ce ressenti qui affleure dans ces images d’instantanés d’équilibres entre le passage figé par l’image, le reflet dans la vitre, la lumière vive qui vient éblouir les yeux de celles et ceux qui sortent précipitamment du passage couvert. La proximité à nouveau entre eux et moi me permet de sentir pleinement ces instants. Les clichés s’enchainent à vive allure, le temps qui s’écoule n’est pas pour autant vécu comme une urgence. Rester ainsi me permet de me fondre dans le décor, simple témoin des flux en cet été plein de lumière.