• Ouvrons les yeux. Happy new year !

    Ouvrons les yeux. Happy new year !

    2017 s’achève. Ouf, l’année fut remplie, nouvelles série, nouveaux horizons découverts, l’exposition Americans en septembre dernier. Et 2018 repart vite. Le NIEPCEBOOK #07 va paraitre en février, les séries d’Identités des pays nordiques et de Hong Kong vont prendre forme. D’autres travaux en cours, des idées de nouveaux sujets, des contrées à découvrir, il reste à trouver du temps, ce cher temps qui manque. Nous allons en trouver en 2018, c’est évident, tellement nécessaire. Et n’oubliez pas , ouvrez les yeux ! Happy new year.

  • Zhong Weixing / MEP.

    Zhong Weixing / MEP.

    Une mise en scène qui donne envie, des portraits pour certains étonnants, l’exposition est à voir sans aucune hésitation. Portraits plus ou moins marquants, se renouveler dans le portrait de personnalités n’est pas chose évidente. La démarche retenue ici de se focaliser sur des portraits de photographes a amené le preneur d’images à construire avec le sujet qui devient ainsi acteur de la prise de vue. C’est en cela que la démarche se renouvelle si renouvellement il y a. A voir jusqu’au 7 janvier 2018. Ne tardez pas.
    Deux autres expositions de la MEP en passant : claude Mollard et son anthropologie imaginaire où seules quelques images de traces d’écume dans le sable m’ont fait vibrer l’oeil. Les images sont anodines, seule la démarche de référencement de ces traces diffuses de formes humaines dans une nature capricieuse au point de devoir chercher encore et encore ces morphologies fragiles, est à retenir. Déception. Piero Livio quant à lui emmagasine depuis les années 70 des objets disparates et leur donne une nouvelle vie pleine de surprise. Du ready made plus élaboré et des images très travaillées qui en découlent,l’exposition est à voir. vous ne vous y attarderez pas, l’exposition tient dans un grand mouchoir de poche.

  • Identités. Salling store. Aarhus, Denmark / 2.

    Identités. Salling store. Aarhus, Denmark / 2.

    En toute quiétude, être attentif à l’Autre, quelle évidence. Sans aucun doute. Ceci dit, ce sentiment partagé diffuse une impression agréable de respect de l’Autre, du bien commun. Une impression, c’est bien cela ce que laisse ressentir ce Danemark urbain peu urbanisé au final. Est ce lié à cette densité maîtrisée ? il se peut. Ces instantanés tendent à traduire cette impression diffuse.

  • Marlène Dietrich / MEP.

    Marlène Dietrich / MEP.

    Une démarche plus inhabituelle de la MEP qui se joue archiviste, les tirages sont nombreux, très nombreux. Portraits, images privées, c’est ici la collection de pierre Passebon qui est présentée. C’est donc un retour en arrière sur ce personnage étonnant, intemporel au visage plastique qui se prête ainsi avec aisance à la prise de vue. Si j’ai à retenir une image en particulier, une série d’Irving Penn, superbe. Vous avez encore le temps. Tout cela est visible jusqu’au 25 février 2018, bien le temps de le prendre pour ouvrir les yeux.

  • Identités. Salling store. Aarhus, Denmark / 1.

    Identités. Salling store. Aarhus, Denmark / 1.

    Une nouvelle série sur www.christophevandon.com ! Le Danemark prend vie ici avec une série d’Identités. Aarhus, l’accès d’un centre commercial où le bâton de maréchal, un tube en acier anodin, signifie à lui seul l’impression ressentie dans ce pays paisible. Simple impression, en passant. Certainement. Pour autant, ce point de passage synthétise en lui même l’attention collective partagée. Main tendue, maintien de la porte ouverte, le geste est ici naturel, normal. Cette normalité naturelle se lit dans cette nouvelle série symptomatique. Ouvrez les yeux.

  • Identités. Drottninggattan, Stockholm / 5.

    Identités. Drottninggattan, Stockholm / 5.

    Symptomatiques symboles du lieu. C’est ici un trio HM qui fixe l’instant. Sacs plastiques, enseignes de rues, l’osmose se fait. Génération portable, l’instant est aussi fixé temporellement avec ces adolescentes qui se déplacent armées de leur appareil à présent indissociables de leur quotidien connecté. Présence à distance, amis invisibles à défaut d’être réellement connus, c’est bien plutôt le partage qui prime dans un principe de l’instantané qui ne peut plus être occulté, il fait partie intrinsèquement d’une manière de vivre. Ouvrez les yeux tout de même.

  • Identités. Drottninggattan, Stockholm / 4.

    Identités. Drottninggattan, Stockholm / 4.

    Premier plan, second plan, troisième plan, Le contexte s’efface au profit de ceux qui fabriquent ce quotidien urbain au gré des mouvements. Configuration où la patience est essentielle pour capter l’enchainement des pas et des mouvements, l’équilibre une fois capturé est précieux. Il s’agit de s’effacer dans ce cheminement quotidien favorisé par un soleil omniprésent qui provoque l’envie de déambuler dans ce Stockholm plein de chaleur estival. C’est ainsi la traduction de ce ressenti qui s’exprime ici, simplement dynamique en miroir à cette réalité instantanée.

  • Identités. Drottninggattan, Stockholm / 3.

    Identités. Drottninggattan, Stockholm / 3.

    Il en va de certaines séries où les visages apparaissent, de face, de côté, d’autres où ils disparaissent. La proximité des prises de vue reste essentielle. Pour moi, en tout cas, pour capter ce naturel qu’il est si difficile d’accrocher dans le cas contraire où la pause organise l’image, dans une optique de naturel recherché faussement exprimé. Le visage ne fait pas tout. L’équilibre précaire de l’enchainement des gestes en un instant précis est toujours précieux. Il faut le provoquer et le trouver permet alors de basculer dans ce naturel surnaturel. Toujours et encore. De dos, cette fois-ci, l’expression de la déambulation se décline ici, en cet après midi sous un soleil nordique toujours aussi bienfaiteur. Attention, l’insouciant est suivi. Qu’il reste sur ses gardes !

  • Identités. Drottninggattan, Stockholm / 2.

    Identités. Drottninggattan, Stockholm / 2.

    Une série nouvelle apparue sans chasser l’autre, évidemment, partant de ce principe en récurrence qui veut que le travail sur les identités va se poursuivre, évoluer très certainement au fur et à mesure que les prises de vue se cumulent, que les lieux traversés impliquent une perception différente, que la perception enrichie du cumul s’est elle-même modifiée. Le rapport au passant est toujours l’entrée première de ces séries avec cette fois-ci un cadrage de face dans l’axe du flux incessant des passants. Traduction d’un moment spécifique d’un lieu, fixant un temps donné, l’histoire ne se répète jamais. Il s’agit encore d’être symptomatique : Drottninggattan, rue marchande du centre ville de Stockholm, c’est ici le signe H M qui contextualise la série en ce pays nordique arrosé d’un soleil bienveillant. La conversation est alors possible, au milieu de ceux qui ne s’arrêtent pas. Moments de mouvement.

  • Albert Renger-Patzsch / Jeu de Paume.

    Albert Renger-Patzsch / Jeu de Paume.

    Rigoureux, inventif, Albert Renger-Patzsch a compté dans l’histoire de la photographie. Travail de référencement systématique, faisant rentrer un certain Beau, son approche technique est pleine de rigueur où la réalité de l’anodin perdure dans ses prises de vue. Parti de la nature pour y revenir en fin de vie, ses prises de vue sont simplement esthétiques et profondes. Et évidemment, cette efficacité visuelle n’est pas donnée à tous. Vous avez jusqu’au 21 janvier de l’an prochain pour aller apprécier ces clichés à appréhender dans leur contexte temporel des prémisses d’une autre photographie. A vos yeux.