Nouvelle série en ligne, Stockholm continue d’être exploré. Autre rue, autre cadrage, cette fois-ci, le mouvement se fait face à l’objectif et non plus en latéral. Seule une enseigne HM et la perspective de la rue viennent encadrer ceux qui animent la ville. Place à eux donc dans un quartier commerçant où le mouvement incessant des passants est capté au gré des allers et venues dans cette voie piétonne où la lumière vient les aveugler, provoquant à nouveau un cumul d’instantanés à l’équilibre précaire. Ouvrez les yeux, mettez vos lunettes.
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Ali Kazma / MEP.
Il en est des archivistes de l’humain. Kazma en fait donc partie, parcourant le monde sur la trace de l’humain et son activité. Il référence les instants où l’homme transforme le monde. Production de vidéos rentrant en vibrations les unes les autres dans un souci esthétique, cela saute aux yeux. Sa perception est à la fois anthropologique, historique figeant le geste dans l’éternel de l’image animée et esthétique, la prise de vue n’est pas faite au hasard dans ces plans fixes dénués de tout inutile. C’est à voir, sans aucun doute. Vous avez le temps d’attendre, un peu. 21 janvier 2018 sonnera le glas de cette exposition.
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Identités. Gotgadan, Stockholm / 5.
Calme, sourire et lumière d’été, cela fait du bien à nos yeux en ces temps maudits de l’automne qui prend ses aises. La première série sous les cieux nordiques continue de se montrer. Le temps va venir de montrer la suite. Je partage votre avis, sans aucun doute. En passant, vous noterez que je ferai partie du prochain numéro de NIEPCEBOOK, le numéro 7. Question de Territoire, égalités, inégalités. Un peu de patience tout de même. Il arrive. Bientôt.
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Identités. Gotgadan, Stockholm / 4.
Le cheminement du hasard se poursuit, à l’inverse d’un Salagado guest star d’un salon de la photo pâlot pour cette édition 2017 avec ses images trop parfaites pour ne pas être scénarisées. Mais peu importe, l’enjeu de cette non préparation à la recherche de l’instant adéquat, rejoint au final, par un chemin différent, la quête d’un équilibre malgré tout. Plus périlleux et moins assuré par avance, ce chemin est plus long et demande plus de patience pour glisser dans cet entre deux de cette réalité d’à côté. Stockholm encore, les visages retenus sont typiques. Contextualiser l’image, la rendre appropriée au lieu, c’est aussi l’un des enjeux de cette série Identités qui va s’enrichir peu à peu.
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Identités. Gotgadan, Stockholm /3.
Réellement. Naturellement. Certes l’enfant se retourne, intrigué par une tenue inhabituelle mais parfaitement assumée de l’homme torse nu. De fait, il fait chaud. Ou tout du moins, il fait chaud, ici , pour un Stockholm nordique sans pour autant que la chaleur ne soit accablante. Instant de connivence visuelle, cette construction d’instantané se joue d’un équilibre qui nécessite d’être à l’affût. Le scénario n’est pas joué par avance, la lumière se capte telle qu’elle est, sans contrepartie d’un jeu construit ni de correction artificielle, c’est bien là que cette recherche de ces connivences hasardeuses prend tout son intérêt. L’instant est unique, la réalité figée en dehors de la réalité naturelle.
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Identités. Gotgadan, Stockholm /2.
2. Après le 1. Pourquoi cela ? Etrange en effet, alors même que la série des Identités dédiée aux premières images de Stockholm est à présent visible sur le site. Sélection comprimée parmi de nombreux clichés, retraçant un temps urbain qui s’écoule en ce doux été nordique pour ceux qui passent, ces ceux-là qui organisent individuellement un cumul collectif mais hasardeux, aucunement coordonné. Il s’agit alors d’être là, longtemps, pour capter cette malgré tout concordance émanant d’un hasard involontaire qui transporte alors l’image dans une réalité à côté de la réalité. Vrais instants mais tant attendus qu’ils n’en expriment plus la réalité habituelle. Ces instants sont ainsi trop choisis pour être strictement naturels. C’est bien ce glissement qui m’intéresse. L’enchainement des mouvements de ceux qui passent est précis, il ne peut que l’être, c’est l’essence même de ces séries d’identités qui vont poindre peu à peu. Même seuls, ces ceux-là ne sont pas figés au hasard. Ils sont chacun dans la recherche d’un autre, au delà de l’image. L’équilibre se fait tant dans l’image que dans cet ailleurs, ce dehors invisible. Ouvrez les yeux.
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Identités. Gotgadan, Stockholm / 1.
Les images prennent forme. Une première appréhension avec un été suédois où Stockholm se laisse appréhender sous un soleil récurrent. Les lieux, les lumières, les morphologies urbaines, les gens, évidemment. Le travail en série va chercher à extraire des signes, symptomatiques, des lieux traversés. L’espace s’efface au profit de ceux qui l’animent, l’un et l’autre se complètent, indissociables. Les images vont s’enchainer, peu à peu. Il n’y pas d’urgence. Sans doute y a t il de l’impatience à les faire prendre vie. Ouvrons les yeux.
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Liu Bolin / 2. MEP.
Si vous voulez appréhender l’art du camouflage, l’art de se confondre dans son contexte, l’art de ne plus être, l’art de se rendre absent, l’art de ne pas être vu, l’art de s’immerger dans son espace vital, l’art de s’identifier à un autre, vous avez encore peu de temps. L’expérience s’arrête le 29 octobre 2017. A la mep. Voyez, d’autres ont déjà essayé. Avant vous. Blond ghost, you don’t see me.
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Hicham Benohoud / MEP.
Deux séries The Hole et Acrobatics déclinent avec humour et sensibilité des situations à part, venant percuter le quotidien de familles marocaines. Photographies prises dans sa ville natale de Marrakech, la démarche de Hicham Benohoud interroge sans donner obligatoirement de réponse, inhabituelle en soi au travers d’images sans fioriture. Il ne vous reste que quatre jours avant de voir disparaitre ces photographies rafraichissantes. Ne perdez pas de temps. La fin est proche.
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Richard et Pablo Bartholomew / MEP.
Père et fils se suivent et interrogent avec 25 années de différence, l’identité indienne. Images fortes, très fortes pour certaines, il y a pléthore de tirages. Parfois trop, la multiplicité prend le pas sur le judicieux et l’intérêt de chaque image. Il s’agit alors de voir global, d’intégrer le temps passé entre les images du père et du fils, le temps qui a fait se transformer la société indienne. Images piochées de New Delhi, Bombay, jusqu’à Calcutta, accrochez vous, images fortes en vue. Et sans attendre, vous avez jusqu’au 29 octobre prochain.

