• solitudes / 3.

    solitudes / 3.

    Aller au marché mais pas n’importe comment. Madrid en beauté, il s’agit de se faire beau. Rouge et or brillent au soleil estival au milieu des touristes qui gambadent et des autochtones qui s’activent à leur quotidien chapeauté d’une douceur amenant chacun à s’agiter aux horaires locaux. Faute de quoi la surchauffe survient rapidement. Beauté solitaire au milieu de la foule qui grouille, elle se devait d’être immortalisée.

  • solitudes / 2.

    solitudes / 2.

    Des enfants qui courent. Une boule de métal alias tête de mort constituée de restes de faux plafonds métalliques. Il en faut peu. Mais quoiqu’il en soit, être patient pour que la gestuelle soit juste, comme il faut, tel une robe plus ou moins bien coupée, elle va ou ne va pas. Souvenir des interventions artistiques, en volume pour certaines uniquement, dans la Cité Universitaire. Ce fut un beau moment, baignée de solitude perceptive où chacun cherchait la perle, sa perle, dans ce fatras d’interventions.

  • Ismaïl Bahri / Jeu de Paume.

    Ismaïl Bahri / Jeu de Paume.

    Il est des expositions pour lesquelles le temps lent de la déambulation est nécessaire si l’on veut s’imprégner du sujet. Les vidéos d’ismaïl Bahri le nécessitent. Point de précipitation, au risque de rater la sensibilité à fleur de peau de ces productions mises en scène judicieusement au Jeu de Paume. Cela donne envie de s’arrêter un instant. De l’intime jusqu’à la relation à l’autre, basées sur le quotidien mais en l’approchant à sa façon, ses oeuvres touchent si l’on prend le temps d’y être perméable. Vous avez jusqu’au 24 septembre 2017 pour vous mouiller.

  • Ed van der Elsken / Jeu de Paume.

    Ed van der Elsken / Jeu de Paume.

    Figure atypique de la photographie néerlandaise, Ed van der Elsken a un rapport au sujet qui ne laisse pas indifférent. Il y plonge, s’y baigne, ressort, rentre à nouveau. Il n’est pas là pour référencer, classer, classifier. Il vit les images. J’aime. Vidéos, photographies et diaporamas retracent ce personnage plein de vitalité qui produit au final une esthétique même si elle ne transfigure pas ses images, n’en reste pas moins partie intégrante de l’histoire de son image. Sujet et image se fondent. Et c’est bien ça qui importe. Il reste du temps pour s’immerger dans ce monde qu’il nous offre. 24 septembre 2017. Sans faute, vous l’avez compris.

  • exposition AMERICANS / 12 septembre 2017.

    exposition AMERICANS / 12 septembre 2017.

    A vos agendas.
    12 septembre 2017 à partir de 19h00. Atelier Rouge / 42 rue du banquier 75013 paris
    A vos agendas.

  • Walker Evans / centre Pompidou.

    Walker Evans / centre Pompidou.

    Photographe de référence qui se jugeait lui même classique dans la modernité, son attention sur le rien banal, son travail en séries le positionnent sans aucun doute dans le clan des photographes de référence. En avance sur son temps dans sa manière de fixer justement le banal en évacuant tout effet inutile. Exposition pédagogique même si les instants d’extase sont comptés. Mais justement l’extase n’était pas le but de ce témoin du quotidien. Vous avez le temps de prendre le temps pour vous y confronter. 14 août 2017.

  • David Hockney / centre Pompidou.

    David Hockney / centre Pompidou.

    A bigger splash. Evidemment. Hockney, le touche à tout. On aime beaucoup, à la folie, pas du tout. Ses oscillations réalistes frôlent avec tant de doigté l’abstraction que le respect s’instaure quoi qu’il en soit, mettant régulièrement à mal la perspective pour mieux happer le spectateur. Le perturber aussi. Le tracé volontairement simpliste par instant cache une grande dextérité rarement prônée. La couleur est vive, les matières sont présentes dans leurs expressions picturales sur des toiles majoritairement grands formats. Les séries sur papier méritent un arrêt. Sublimes tout simplement, alors que les essais photographiques paraissent moins percutants. Le doute s’instaure. A voir en tout état de cause. A regarder plutôt. vous avez encore le temps. Disparition le 23 octobre 2017.

  • contemplations / 7. Rehab.

    contemplations / 7. Rehab.

    Jusqu’au 16 juillet, vous ai-je dit. Il est temps de ne plus attendre. Toutes générations confondues où le plus petit, plein d’amour pour l’Autre, le plus grand, intensifie son regard pour lui faire saisir le besoin qu’il a de lui. Un lieu où il fait bon d’ouvrir les yeux vers l’Autre. Pour encore quelques jours. Don’t forget.

  • contemplations / 6. Rehab.

    contemplations / 6. Rehab.

    Il est temps de ne pas s’arrêter en si bon chemin. alors je poursuis le partage de ce lieu inhabituel qui donne un temps de respiration bienvenu. Mélange de gens, mélange de genres, sans animosité, au travers d’une sage déambulation curieuse. Il fait chaud. Ouvrez les fenêtres. Le spectacle se lit sur les murs, au plafond, au sol. Le spectacle est d’ailleurs pour moi plutôt dans la manière dont les gens, ces inhabituels du lieu, appréhendent l’espace encore usité par les habituels, les locataires en étude. Ouvrez aussi les yeux.

  • contemplations / 5. Rehab.

    contemplations / 5. Rehab.

    Un après midi de pluie. Les uns et les autres se faufilent entre les gouttes. Allons plein de curiosité voir le résultat de l’assaut de street artistes lâchés dans les Arts et Métiers de la cité U. Rehab, assaut du sol au plafond des espaces communs de cet immeuble, pour un moment de pur plaisir pour les assaillants. Déambulation étonnante et inhabituelle des curieux au milieu des gadzarts habitant encore sur site. Confrontation sans en être une, deux mondes qui se frôlent une fois de plus, entre ces curieux multi-générationnels et ces gadzarts corporatistes à souhait envahis provisoirement dans leur lieu de vie, ces instants incertains sont toujours étranges. Il ne reste que quelques jours avant la fermeture du lieu. 16 juillet 2017, il ne vous reste que peu de temps.