• Identités HK. Diversités / 3.

    Identités HK. Diversités / 3.

    Temple street s’anime. Des bijoux en vrac, chacun fouille pour passer le temps ou pour trouver la perle rare. Je ne sais pas, fouiller m’importe peu. Je me fige au bord de ce plateau étendu à proximité immédiate de celles qui fouillent. L’échange est alors impossible à cause de cette barrière infranchissable de la langue. Et ça n’est pas le but, je ne cherche pas à prendre contact avec elles. De toute façon, l’image ne sera jamais la même si elle, laplus proche de moi, prend conscience de la prise de vue. Je poursuis les prises de vue mais ne bouge pas pour autant. Je deviens alors invisible, je suis fondu dans le lieu. Je ne sers à rien, assimilé à un observateur inutile, au pire étrange. La fouille se poursuit après ce regard jeté sur moi.

  • Identités HK. Diversités / 2.

    Identités HK. Diversités / 2.

    Fin de soirée, la nuit est entamée. Temple Street poursuit son activité sans faillir. La chaleur est alors plus supportable, les tables ont envahi la rue. Le temps de la rencontre est enfin là. Scène d’un quotidien anodin et détendu, le temps de découvrir des saveurs nouvelles voire étranges est également venu. Lumières artificielles avant tout fonctionnelles, les odeurs se mêlent à cette ambiance particulière où malgré cette densité imposante de Hong Kong, le rapport à l’Autre se perçoit sans animosité.Habitués, nouveaux venus, jeunes et anciens se suivent les uns après les autres dans ce restaurant de rue. Pour la peine, j’y retourne.

  • Identités HK. Diversités / 1.

    Identités HK. Diversités / 1.

    Il est des lieux, il est une population , il est un ressenti où la photographie se fait plus facile. Hong Kong fait partie de ces lieux propices à l’image. Ces identités retracent différentes séries de prises de vue dans les rues de cette mégalopole folle en mouvement perpétuel. Effets de mouvement et de densité qui emportent par là-même bon nombre de nos principes de bien être ici prônées, c’est bien l’activité à tout prix qui prime dans un contraste d’ambiances et de lieux. Il est temps de tendre l’oreille pour mieux entendre la rumeur qui gronde dans ce Hong Kong qui semble ne jamais s’arrêter.

  • Carolyn Carlson / MAC.

    Carolyn Carlson / MAC.

    Une question d’art visuel évidemment. Carolyn Carlson met sur scène six danseuses et danseurs pour une nouvelle version de Crossroads to Synchronicity , l’une des œuvres majeures de la chorégraphe créée en 2012. Elle y explore le sens de ces étranges coïncidences qui résonnent en soi avec une acuité particulière. Il ne s’agit pas là d’essayer à tout prix de comprendre, d’interpréter à tout prix. Il suffit de profiter du temps présent et de ce que proposent les six danseuses et danseurs dans un vocabulaire gestuel de la danse contemporaine comme le sait le sublimer cette chorégraphe américiane. Enchainements en déséquilibres perpétuels, de l’inventivité réinventée au gré de la fluidité des mouvements, blabla firent les critiques usant leurs phrases de mots inutiles. Allez plutôt exercer vos yeux à voir ces moments emplis de beauté. A la Maison des Arts de Créteil, clap clap firent nos mains en ce 12 avril 2018.

  • Susan Meiselas / Jeu de Paume.

    Susan Meiselas / Jeu de Paume.

    Sublime. J’avoue ne pas trouver d’autre mot pour signifier le sentiment face au travail de Susan Meiselas tel que présenté au Jeu de Paume. De la photographie en zone de conflit d’Amérique centrale jusqu’aux séries sur les violences conjugales, sur la vie de stripteaseuses, le regard est toujours juste, personnel, tant géopolitique qu’empli d’humanité. Les prises de vue sont efficaces, équilibrées dans un juste déséquilibre, elles rentrent dans le sujet sans pour autant percer cette pellicule fine de la distanciation nécessaire au sujet. Susan Meiselas est toujours à bonne distance. Il y a donc dans ce cas obligation de courir au Jeu de Paume d’ici le 20 mai 2018 où une grande leçon de photographie vous attend. Garde à vous ! Rompez les rangs et courez-y !

  • David Goldblatt / centre Pompidou.

    David Goldblatt / centre Pompidou.

    Avec une première rétrospective de l’œuvre de David Goldblatt, figure clé de la scène photographique sud-africaine, c’est l’histoire de son pays natal, de sa géographie et ses habitants qui est mise en lumière. Mise en scène de l’exposition où le photographe est retourné sur les sites de ses prises de vue anciennes avec un grand format couleur présenté en introduction des séries noir et blanc de sa large production, vous aurez ici un aperçu exhaustif de cette oeuvre tant sociale, politique qu’artistique. Pas de fioriture dans les cadrages de Goldblatt, ses images racontent pour autant avec efficacité les heures noires de l’Afrique du Sud. Joli moment d’histoire que cette grande exposition à voir jusqu’au 13 mai 2018. En accompagnement, l’une de mes images de l’exposition où la couleur de peau n’empêche pas de s’asseoir l’un à côté de l’autre, rien n’est simple mais les barrières s’effacent pour certains. La prise de conscience de cette ineptie mentale s’immisce en ces instants de contemplation.

  • festival Circulations 2018 – 2 / Le Centquatre.

    festival Circulations 2018 – 2 / Le Centquatre.

    Moment d’amoncellements d’images, le festival Circulations 2018 est dense avec un Centquatre qui offre une multitude d’espaces d’expositions. Il y en a encore et encore, difficile même de fixer des noms derrière toutes ces démarches et les images qui s’y rapportent. Les plus remarquables ont le droit à un micro espace qui leur est propre, leur permettant d’investir un volume qui leur est dédié. Le projet prend ainsi corps plus aisément, au regard d’espaces de ciruclations plus difficile à apprivoiser. Mieux vaut un escalier avec une possibilité de profiter de la perspective des emmarchements plutôt que d’être plaqué dans un couloir étroit imposant des petits formats de par un recul quasi inexistant, chacun essaie de s’adapter, c’est bien là le plus intéressant. Je parle ici de forme, le fond est à apprécier en live. 6 mai 2018, vous avez encore du temps pour y parvenir.

  • festival Circulations 2018 – 1 / Le Centquatre.

    festival Circulations 2018 – 1 / Le Centquatre.

    Lieu toujours aussi plaisant ce Centquatre, le festival Circulations y présente cette année encore foultitude de photographies. Ou plutôt des démarches artistiques utilisant la photographie comme média principal. Les canons habituels d’analyse de la photographie sont sans aucun doute à ranger au placard. Le beau cadrage et la bonne mise au point ne sont pas les bases originelles des démarches mises en avant par les artistes. Pour un certain nombre, pas de généralisation excessive. Les pays de l’Est tant pour les artistes que pour les  sujets sont rois en cette année 2018. Tout cela réveille les yeux. Prenez-en une paire de rechange, vous allez sans doute les user quelque peu. Festival jusqu’au 6 mai prochain, on y va, c’est rafraichissant.

  • La photographie française – 2 / MEP.

    La photographie française – 2 / MEP.

    Après Bettina Rheims et ses portraits grands formats, c’est cette fois-ci deux autres photographes qui ont provoqué une vibration anormalement intense de mes pupilles. Et avec des arguments différents de plus. Sarah Moon issue de la photographie de mode, est présentée ici avec des images pleines de poésie au travers d’images construites, des cadrages judicieux, en noir et blanc. A voir. Et pour finir dans l’extrême vibration, il y a Klavdij Sluban dans une lignée assez directe de Koudelka, robert Frank. Des tirages en noir et blanc, des cadrages sans faille, un plein mur de plaisir entier des yeux. A ne rater sous aucun prétexte, cela va sans dire.

  • La photographie française – 1 / MEP.

    La photographie française – 1 / MEP.

    Jean-Luc Monterosso, directeur de la Maison Européenne de la Photographie, présente ici un panel de la photographie française des années 80. Le temps passe, plus ou moins bien pour certains et certaines. Des portraits de jeunes adolescents androgynes de Bettina Rheims y sont présentés en grand formats noir et blanc. Mise en scène simple et efficace, ces photographies donnent ainsi encore plus envie. 20 mai 2018, vous avez tout le temps d’y penser. Penser à vous rendre à cette exposition « La photographie française existe… Je l’ai rencontrée », évidemment. De beaux instants de contemplation vous y attendent.