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  • Identités. Salling store. Aarhus, Denmark / 2.

    Identités. Salling store. Aarhus, Denmark / 2.

    En toute quiétude, être attentif à l’Autre, quelle évidence. Sans aucun doute. Ceci dit, ce sentiment partagé diffuse une impression agréable de respect de l’Autre, du bien commun. Une impression, c’est bien cela ce que laisse ressentir ce Danemark urbain peu urbanisé au final. Est ce lié à cette densité maîtrisée ? il se peut. Ces instantanés tendent à traduire cette impression diffuse.

  • Marlène Dietrich / MEP.

    Marlène Dietrich / MEP.

    Une démarche plus inhabituelle de la MEP qui se joue archiviste, les tirages sont nombreux, très nombreux. Portraits, images privées, c’est ici la collection de pierre Passebon qui est présentée. C’est donc un retour en arrière sur ce personnage étonnant, intemporel au visage plastique qui se prête ainsi avec aisance à la prise de vue. Si j’ai à retenir une image en particulier, une série d’Irving Penn, superbe. Vous avez encore le temps. Tout cela est visible jusqu’au 25 février 2018, bien le temps de le prendre pour ouvrir les yeux.

  • Identités. Drottninggattan, Stockholm / 4.

    Identités. Drottninggattan, Stockholm / 4.

    Premier plan, second plan, troisième plan, Le contexte s’efface au profit de ceux qui fabriquent ce quotidien urbain au gré des mouvements. Configuration où la patience est essentielle pour capter l’enchainement des pas et des mouvements, l’équilibre une fois capturé est précieux. Il s’agit de s’effacer dans ce cheminement quotidien favorisé par un soleil omniprésent qui provoque l’envie de déambuler dans ce Stockholm plein de chaleur estival. C’est ainsi la traduction de ce ressenti qui s’exprime ici, simplement dynamique en miroir à cette réalité instantanée.

  • Identités. Drottninggattan, Stockholm / 3.

    Identités. Drottninggattan, Stockholm / 3.

    Il en va de certaines séries où les visages apparaissent, de face, de côté, d’autres où ils disparaissent. La proximité des prises de vue reste essentielle. Pour moi, en tout cas, pour capter ce naturel qu’il est si difficile d’accrocher dans le cas contraire où la pause organise l’image, dans une optique de naturel recherché faussement exprimé. Le visage ne fait pas tout. L’équilibre précaire de l’enchainement des gestes en un instant précis est toujours précieux. Il faut le provoquer et le trouver permet alors de basculer dans ce naturel surnaturel. Toujours et encore. De dos, cette fois-ci, l’expression de la déambulation se décline ici, en cet après midi sous un soleil nordique toujours aussi bienfaiteur. Attention, l’insouciant est suivi. Qu’il reste sur ses gardes !

  • Liu Bolin / 2. MEP.

    Liu Bolin / 2. MEP.

    Si vous voulez appréhender l’art du camouflage, l’art de se confondre dans son contexte, l’art de ne plus être, l’art de se rendre absent, l’art de ne pas être vu, l’art de s’immerger dans son espace vital, l’art de s’identifier à un autre, vous avez encore  peu de temps. L’expérience s’arrête le 29 octobre 2017. A la mep. Voyez, d’autres ont déjà essayé. Avant vous. Blond ghost, you don’t see me.

  • Hicham Benohoud / MEP.

    Hicham Benohoud / MEP.

    Deux séries The Hole et Acrobatics déclinent avec humour et sensibilité des situations à part, venant percuter le quotidien de familles marocaines. Photographies prises dans sa ville natale de Marrakech, la démarche de Hicham Benohoud interroge sans donner obligatoirement de réponse, inhabituelle en soi au travers d’images sans fioriture.  Il ne vous reste que quatre jours avant de voir disparaitre ces photographies rafraichissantes. Ne perdez pas de temps. La fin est proche.

  • Richard et Pablo Bartholomew / MEP.

    Richard et Pablo Bartholomew / MEP.

    Père et fils se suivent et interrogent avec 25 années de différence, l’identité indienne. Images fortes, très fortes pour certaines, il y a pléthore de tirages. Parfois trop, la multiplicité prend le pas sur le judicieux et l’intérêt de chaque image. Il s’agit alors de voir global, d’intégrer le temps passé entre les images du père et du fils, le temps qui a fait se transformer la société indienne. Images piochées de New Delhi, Bombay, jusqu’à Calcutta, accrochez vous, images fortes en vue. Et sans attendre, vous avez jusqu’au 29 octobre prochain.

  • anne et patrick Poirier / MEP.

    anne et patrick Poirier / MEP.

    Polymorphe, c’est bien ce qui résume le travail des Poirier. Il faut tout d’abord appréhender une démarche avant de s’attarder sur la production, photographique, en elle même. Vagabondages au gré de nouveaux lieux, ils égrènent les essais sur les questions de mémoire, de patrimoine. Dernière production marquante mais qui sort  du domaine de la photographie avec un tapis produit à partir d’images aériennes d’Alep, il se passe là quelque chose au regard de l’actualité récente du lieu. Production diverse voire disparate, tout dépend ce que l’on cherche. C’est à voir en tout cas dans sa globalité. Le temps passe. Il s’arrête le 29 octobre 2017. Il est temps d’y aller.

  • Liu Bolin / 1. MEP

    Liu Bolin / 1. MEP

    Il se camoufle, disparait pour se rendre plus visible. La preuve, cela fonctionne. Au-delà de ce clin d’oeil aisé, la démarche est notable dans sa capacité à  protester dans cette Chine où l’artiste a un mal certain pour trouver sa place. La démarche de Liu Bolin reste polie, il faut l’avouer. Silencieuse mais à voir. De l’ordre du jeu, dans un premier temps,  Liu Bolin ne choisit pas ses camouflages au hasard. Allez voir de par vous même, sans obligation de s’attarder. Ou ralentissez votre mouvement si la dimension ludique prend le pas sur le regard. Voire amusez vous tout simplement.

  • déplacements / 6.

    déplacements / 6.

    Le temps passe si vite. La série des déplacements a pris forme. Proximité, intimité meurtrie, isolement et repli sur soi, l’automne arrive avec ses feuilles qui envahissent doucettement les trottoirs.Le froid n’est pas encore là. Le sous-sol urbain n’est pas atteint par cela, inerte aux soubresauts de surface.  Paris cette fois-ci où le métro charrie des foules presque calmes, canalisées par leur inertie se déployant dans les couloirs sans fin des souterrains parisiens.