Catégorie : Non classé

  • Irving Penn, Grand Palais / 2.

    Irving Penn, Grand Palais / 2.

    Sans aucun doute possible, la capacité d’irving Penn à extraire l’humanité de l’Autre ne laisse pas indifférente. La mise en image se fait tant au travers du portrait que du corps, dépouillés de tout surplus inutile. C’est bien à l’intérieur de son sujet qu’irving Penn va chercher. La toile immuable de ce fond gris, même s’il capte avec adresse la lumière, transfère toute l’attention sur le sujet. Il ne vous reste qu’un nombre de jours restreint pour éclairer vos yeux au Grand Palais. De tôt matin, jusqu’au 29 janvier 2018. Sans faute, c’est évident, il vous faudra provoquer une proximité intime aux tirages pour en profiter pleinement. A vos yeux.

  • Irving Penn, Grand Palais / 1.

    Irving Penn, Grand Palais / 1.

    Encore une exposition médiatisée qui va attirer curieux et touristes en masse, l’envie était donc limitée de se confronter à de telles conditions de visite. Et pourtant, les images présentées sont époustouflantes tant dans la récurrence de qualité qu’à l’unité pour certaines d’entre elles. Vraiment. Tirages sublimes dans de petits formats, petits en regard d’expositions actuelles où l’on peut être impressionné par la taille immense d’une photographie venant camoufler un intérêt limité, il en est ici autrement. Séries de portraits où Penn arrive par un miracle d’une grande rareté, ce particulièrement dans ses premiers travaux, à mettre en situation de défaut celui ou celle qu’il photographie, l’obligeant à se dévoiler et par là même à capter son intimité. Des séries très plastiques sur les corps où il joue sur les formes rebondies des modèles, là aussi, il réussit à surprendre. Il faut donc se presser pour voir cette exposition, à l’aube sans faute pour éviter les hordes de regardeurs. Ouvrez les yeux bien grands, les pupilles vont vibrer très régulièrement. Sans tarder, vous avez jusqu’au 29 janvier 2018.

  • Identités. Salling store. Aarhus, Denmark / 5.

    Identités. Salling store. Aarhus, Denmark / 5.

    Il en est ainsi de la photographie de rue où l’instant se laisse capter jusqu’au moment où le sujet apprend qu’il est photographié. La liberté du geste, de l’expression ne fait qu’exprimer la sincérité du sujet qui n’est pas acteur d’un rôle appris. Il ne joue ni ne surjoue, il faut simplement être présent et mettre en scène cette absence de mise en scène volontaire et maîtrisé. Chaque élément compte, mouvement, lumière, fond, premier plan, équilibre du sujet et de son contexte dans un cadrage qui s’il veut être reconnu à sa juste valeur, devra accompagner l’image, lui donner sens. Inutile ici d’aller professoralement plus loin, la compréhension du lieu prime avant tout. L’oeil est essentiel, son entrainement encore plus. Ouvrez, fermez, clignez, à droite, à gauche, vous voyez mieux déjà : Aarhus vous ouvre ses portes dans un pays vivifiant. Les Identités du Salling Store vous aident à mieux l’appréhender.

  • NIEPCEBOOK #07 / 3.

    NIEPCEBOOK #07 / 3.

    Il était une fois 10 photographes, Chrystel Caparros, Antonio Domingues, Guillaume Lavit d’Hautefort, Emma Arbogast, Nicolas Beaumont, Pauline Sauveur, Baptiste Gamby, YmY Nigris Alban Lecuyer et moi-même qui partageaient une histoire collective. Le NIEPCEBOOK #07 nous a réuni subrepticement sur un sujet commun. Les questions de Territoires, égalités et inégalités sont perçues par autant de fenêtres que nous l’autorsisent nos histoires respectives. Différemment sans aucun doute, c’est bien ici la richesse des perceptions qui importe, racontant 10 histoires qui se retrouvent collectées en une revue numérotée pleine de vie, de vues.
    Mes Identités « Ardoines » ouvrent les yeux sur cette confrontation territoriale entre un chantier du Grand Paris et un camp de roms, en un face à face empli d’ignorance de deux mondes opposés. A vos yeux sur www.corridorelephant.com !

  • Identités. Salling store. Aarhus, Denmark / 4.

    Identités. Salling store. Aarhus, Denmark / 4.

    Les Identités sont encore jeunes. Mais elles prennent forme au gré des rencontres anonymes avec des lieux, avec ceux qui les animent, avec la lumière qu’ils irradient. La série Ardoines publiée dans le NIEPCEBBOOK #07 de l’éditeur CORRIDORELEPHANT, en compagnie de 9 autres photographes, vogue vers une publication prochaine. Les Identités du Salling store d’Aarhus ne sont pas en reste. Instantanés de gestuels de partage, gestes symptomatiques formalisant un état d’esprit d’une société danoise attentive, c’est bien l’esprit des séries Identités. L’image signifie. Il faut être attentif pour y parvenir. Capter l’instant nécessite de parcourir le lieu, de le comprendre, d’essayer, de se tromper, de commencer à nouveau, d’y revenir. Fugace, le cumul aléatoire du mouvement, de la lumière, du contexte va alors porter le regardeur vers ce monde à côté, sur-naturel d’un naturel anodin. Les Identités se livrent à vous. Elles ne font que débuter leur mise à nue. Ouvrez les yeux.

  • NIEPCEBOOK #07 / 2.

    NIEPCEBOOK #07 / 2.

    L’interdépendance de ces deux mondes qui feignent de s’ignorer en devient extrême de par leurs fondements respectifs. Population déplacée en déplacement perpétuel d’un côté, organisation en évolution continue de la société du Grand Paris pour faire face à la mise en oeuvre de la multitude de chantiers des nouvelles lignes de métro de l’autre. La position du camp n’est pas anodine : Grands espaces industriels en mutation propices à l’installation illégale de ces populations en survie, la proximité d’une gare, les Ardoines, est en soi une aubaine pour ces populations qui utilisent quotidiennement les transports ferroviaires pour se rendre à Paris. Les mouvements tant des camions que des occupants du camp en allers et venues quasi continues transforment l’espace public contigu en une scène mouvante faite de glissements des uns au bord des autres, sans frottement. A priori. CORRIDORELEPHANT vous fait partager ce quotidien si réel dans le NIEPCEBOOK #07 avec 8 autres photographes qui vous racontent eux aussi des bribes de réalité pleine d’égalités, d’inégalités et de territoires. Ce sont Chrystel Caparros, Antonio Domingues, Guillaume Lavit d’Hautefort, Emma Arbogast, Nicolas Beaumont, Pauline Sauveur, Baptiste Gamby, YmY Nigris et moi-même.
    Allez voir cela de plus près sur www.corridorelephant.com !

  • NIEPCEBOOK #07 / 1.

    NIEPCEBOOK #07 / 1.

    Il en va certaines fois où un sujet interpelle plus qu’à l’habitude. Territoires, égalités, inégalités, le NIEPCEBOOK, 7 de son petit nom, intègre l’une de mes séries de photographies développée spécifiquement pour cette revue. Confrontation d’un grand chantier, le Grand Paris, qui développe dans un temps court une nouvelle infrastructure de transport en Ile de France et d’un camp de roms occupant illégalement un terrain faisant face au chantier. Confrontation complexe de deux mondes qui se côtoient tel que l’impose un même territoire, celui de l’avenue qui sépare l’entrée de ces deux mondes. Deux mondes qui se côtoient en donnant l’impression de s’ignorer, même si l’espace contraint qui les séparent rend impossible cette ignorance. Un monde qui organise les déplacements de demain face à un monde subissant le déracinement, c’est bien de cela dont il s’agit dans mes photographies. Ouvrez les yeux sur www.corridorelephant.com : 10 photographes y donnent leur vision.

  • Identités. Salling store. Aarhus, Denmark / 3.

    Identités. Salling store. Aarhus, Denmark / 3.

    Identités déroule son chemin paisible au Danemark. Il en va de cette quiétude recherchée à mettre en application. En cette période du bon sentiment de début d’année, où chacun souhaite à l’Autre le meilleur, il s’agirait aussi de s’appliquer à participer au mieux être de l’Autre. Au quotidien, sans s’en vanter, ça n’est pas nécessaire. Il n’en va de même pour tous en ces jours de rage urbaine, étrange cet écart de rapport à l’Autre, ce en quelques centaines de kilomètres de distance. Le froid anesthésirait-il ce sentiment de rage ? Certainement pas. Les raisons sont ailleurs. Identités sème sa quiétude altruiste. Respirez. Ouvrez les yeux en ces premiers jours de cette nouvelle année.

  • Ouvrons les yeux. Happy new year !

    Ouvrons les yeux. Happy new year !

    2017 s’achève. Ouf, l’année fut remplie, nouvelles série, nouveaux horizons découverts, l’exposition Americans en septembre dernier. Et 2018 repart vite. Le NIEPCEBOOK #07 va paraitre en février, les séries d’Identités des pays nordiques et de Hong Kong vont prendre forme. D’autres travaux en cours, des idées de nouveaux sujets, des contrées à découvrir, il reste à trouver du temps, ce cher temps qui manque. Nous allons en trouver en 2018, c’est évident, tellement nécessaire. Et n’oubliez pas , ouvrez les yeux ! Happy new year.

  • Zhong Weixing / MEP.

    Zhong Weixing / MEP.

    Une mise en scène qui donne envie, des portraits pour certains étonnants, l’exposition est à voir sans aucune hésitation. Portraits plus ou moins marquants, se renouveler dans le portrait de personnalités n’est pas chose évidente. La démarche retenue ici de se focaliser sur des portraits de photographes a amené le preneur d’images à construire avec le sujet qui devient ainsi acteur de la prise de vue. C’est en cela que la démarche se renouvelle si renouvellement il y a. A voir jusqu’au 7 janvier 2018. Ne tardez pas.
    Deux autres expositions de la MEP en passant : claude Mollard et son anthropologie imaginaire où seules quelques images de traces d’écume dans le sable m’ont fait vibrer l’oeil. Les images sont anodines, seule la démarche de référencement de ces traces diffuses de formes humaines dans une nature capricieuse au point de devoir chercher encore et encore ces morphologies fragiles, est à retenir. Déception. Piero Livio quant à lui emmagasine depuis les années 70 des objets disparates et leur donne une nouvelle vie pleine de surprise. Du ready made plus élaboré et des images très travaillées qui en découlent,l’exposition est à voir. vous ne vous y attarderez pas, l’exposition tient dans un grand mouchoir de poche.