Catégorie : Evénement

  • Ursula Schulz-Dornburg / MEP, Paris.

    Ursula Schulz-Dornburg / MEP, Paris.

    Ursula a parcouru le monde à la recherche de la Frontière. Prises de vue maîtrisées, on ne peut dire le contraire, la recherche de l’absence d’effet de cadrage laisse toute la force au sujet. Plusieurs séries s’enchainent avec la même volonté sans faille de vouloir témoigner. Témoin, archiviste, Ursula nous propose des images qui apparaissent au premier abord simples. Elles sont sans aucun doute extrêmement travaillées, les tirages en NB accompagnent parfaitement la rigueur sans faille des prises de vue. Vous avez jusqu’au 16 février 2020 pour parcourir le monde.

  • Brassaï / FOAM, Amsterdam

    Brassaï / FOAM, Amsterdam

    Vous passez par là, avec ou sans Brassaï, vous vous arrêtez dans ce lieu dédié à la photographie, lieu empli de dédales, on aime le FOAM. Après Toulouse Lautrec au Grand Palais à Paris, Brassaï à Amsterdam, vous voilà plongés dans un Paris nocturne. Les années 30 pour Brassaï où il s’immisce dans des lieux improbables dont il rend compte de ces vies pleine d’alcool et de femmes. Douze séries de photographies vous laissent découvrir le travail de Brassaï au-delà de cette vie nocturne parisienne. On se dépêche d’y aller, vous avez jusqu’au 4 décembre 2019.

  • Adrian Villar Rojas / Oude kerk, Amsterdam

    Adrian Villar Rojas / Oude kerk, Amsterdam

    Un lieu improbable, la plus vieille église d’Amsterdam, un artiste argentin qui travaille sur des installations à grande échelle et vous voilà catapultés dans un espace temps, hors de tout où de grands chandeliers éclairent à peine ce volume immense, où des sacs de sable divisent l’espace dans une ambiance d’insurrection urbaine. Des cris de fauves viennent vous déconnecter définitivement du monde environnant. N’y restez pas trop longtemps, vous risquez d’y rester pour longtemps.

  • Bacon / centre Pompidou, Paris

    Bacon / centre Pompidou, Paris

    Il est parfois des moments où le temps s’arrête, suspendu. Suspendu par la perception qui coupe court à tout le reste. Bacon fait parti de ceux qui provoquent cette suspension. Je n’use pas d’inutiles mots sur lui, il coupe à nouveau la respiration, l’air s’assèche, empli d’un malaise que laissent planer ses tryptiques. Rigueur sans faille d’enchainements de trois tableaux, mêmes formats verticaux, avec ses couleurs pleines de lumière, ses corps pleins d’énergie, sa définition spatiale inébranlable, Bacon est au-dessus. Et vous ne pouvez rien dire de plus, votre voix s’est éteinte.

    Jusqu’au 20 janvier 2020, il est interdit de ne pas y aller.

  • peter Hujar / Jeu de Paume.

    peter Hujar / Jeu de Paume.

    Tirages noir et blanc en format carré, le monde de peter Hujar est ainsi. Liées à new York où il traverse le monde artistique, gay entre autres, ses photographies sont éprises de liberté qu’il a toujours revendiquée. Les sujets sont divers, du nu à la rue, divers est le bon mot pour cette exposition à voir jusqu’au 19 janvier 2020. Sans être renversante, cette exposition vous fera un moment plein de photographie au bon sens du terme.

  • Trieste Photo Days 2019

    Trieste Photo Days 2019

    Vous allez à Trieste fin octobre ? Vous y découvrirez certaines de mes photographies du 22 octobre au 10 Novembre 2019. Short Street Stories est un Festival de photographies sous l’égide de Martin Paar. Des expositions, des lectures de portfolios vous y attendent.

    Vous trouverez toutes les informations sur www.triestephotodays.com/en/events/mostra-short-street-stories

  • Henry Wessel / MEP.

    Henry Wessel / MEP.

    Il est trop tard.

    Egoïste ! dites-vous soudainement. Cette exposition des photographies de henry Wessel a mis en avant trois séries dont l’une d’elles n’a pu être achevée suite au décès de l’artiste. Il fut l’un des artistes de la grande exposition de 1975 « New Topographics: Photographs of a Man-Altered Landscape », comptant ainsi dans le paysage photographique américain, source sans fin des si nombreux photographes en errance au travers de cette Amérique qui fut si photogénique. Ses séries nocturnes pleines de mystère mettent en avant une photographie témoignant des lieux traversés par Wessel, en toute simplicité, cadrés sans extravagance, à la recherche de la lumière, de l’instant propice à la prise de vue. Vous n’aurez pas l’occasion de voir cela. C’est trop tard, la MEP clôt cette exposition aujourd’hui. Fermez donc les yeux.

  • Marc Pataut / Jeu de Paume.

    Marc Pataut / Jeu de Paume.

    Un moment plein d’humanité, des démarches en avance sur son temps, il y a de tout cela ici. L’usage actuel de la mise en scène du sujet par lui-même où le photographe laisse produire l’Autre en s’effaçant de toute production photographique, tel un photographe metteur en scène explicitant sa production qu’au seul travers de la démarche et non plus de sa propre production d’images, marc Pataut l’a fait, à sa façon mais avec un regard judicieux il y a plus de 40 ans. Avec des images pleines d’inventions, pleines d’empathie, les démarches mises en scène ici respirent la vérité. Le 22 septembre 2019, la fête est finie. A vous de jouer, direction le Jeu de Paume.

  • Sally Mann / Jeu de Paume.

    Sally Mann / Jeu de Paume.

    Le Jeu de Paume fait découvrir cette femme photographe partie d’une démarche basée sur une mise en scène millimétrée de sa vie familiale pour s’échapper le temps passant, vers une photographie qui s’ouvre plus largement sur son environnement direct, son histoire et son rapport à sa Virginie natale. De par l’usage de techniques anciennes de prise de vue et de tirage, les images produites laissent place à une démarche plastique où le support vient palier un sujet qui s’essouffle, diraient les plus dubitatifs. Ces dernières productions laissent apparaître une maîtrise du cadrage sans faille au travers de grands formats sublimes, la prise de pouvoir de sa technique photographique ne convint pas pour autant systématiquement. 22 septembre 2019, sonne le glas pour cette exposition à voir. Oui, à voir en ouvrant les yeux, l’esprit lucide et critique.

  • Rencontres de la photographie. / Arles 2019.

    Rencontres de la photographie. / Arles 2019.

    Le pied pour la session 2019, vous avez dit ? le mot n’est pas juste. Tout dépend de ce que l’on cherche. Des images d’archives ? oui, vous serez heureux, il y en a des nuées infinies. Des grands classiques ? L’espace Van gogh vous attend. Helen Levitt, Eve Arnold, Abigail Heyman et Susan Meiselas vous y éclaireront les yeux. Libuse Jarcovjakova vous enchantera à l’église Sainte Anne, sans filtre et sans retenue au travers d’une vie pleine de vie en cette Tchécoslovaquie sous surveillance.

    Sans être exhaustif, il y en a tant et tant, du bon, du moins bon et, il faut le dire, du pas bon, La chapelle Saint Martin du Méjan vous ouvre les bras avec les images époustouflantes de evangelia Kranioti. Vite un mouchoir pour essuyer la bave qui commence à sortir de votre bouche ébahie.