Catégorie : Evénement

  • Carolyn Carlson / MAC.

    Carolyn Carlson / MAC.

    Une question d’art visuel évidemment. Carolyn Carlson met sur scène six danseuses et danseurs pour une nouvelle version de Crossroads to Synchronicity , l’une des œuvres majeures de la chorégraphe créée en 2012. Elle y explore le sens de ces étranges coïncidences qui résonnent en soi avec une acuité particulière. Il ne s’agit pas là d’essayer à tout prix de comprendre, d’interpréter à tout prix. Il suffit de profiter du temps présent et de ce que proposent les six danseuses et danseurs dans un vocabulaire gestuel de la danse contemporaine comme le sait le sublimer cette chorégraphe américiane. Enchainements en déséquilibres perpétuels, de l’inventivité réinventée au gré de la fluidité des mouvements, blabla firent les critiques usant leurs phrases de mots inutiles. Allez plutôt exercer vos yeux à voir ces moments emplis de beauté. A la Maison des Arts de Créteil, clap clap firent nos mains en ce 12 avril 2018.

  • Susan Meiselas / Jeu de Paume.

    Susan Meiselas / Jeu de Paume.

    Sublime. J’avoue ne pas trouver d’autre mot pour signifier le sentiment face au travail de Susan Meiselas tel que présenté au Jeu de Paume. De la photographie en zone de conflit d’Amérique centrale jusqu’aux séries sur les violences conjugales, sur la vie de stripteaseuses, le regard est toujours juste, personnel, tant géopolitique qu’empli d’humanité. Les prises de vue sont efficaces, équilibrées dans un juste déséquilibre, elles rentrent dans le sujet sans pour autant percer cette pellicule fine de la distanciation nécessaire au sujet. Susan Meiselas est toujours à bonne distance. Il y a donc dans ce cas obligation de courir au Jeu de Paume d’ici le 20 mai 2018 où une grande leçon de photographie vous attend. Garde à vous ! Rompez les rangs et courez-y !

  • David Goldblatt / centre Pompidou.

    David Goldblatt / centre Pompidou.

    Avec une première rétrospective de l’œuvre de David Goldblatt, figure clé de la scène photographique sud-africaine, c’est l’histoire de son pays natal, de sa géographie et ses habitants qui est mise en lumière. Mise en scène de l’exposition où le photographe est retourné sur les sites de ses prises de vue anciennes avec un grand format couleur présenté en introduction des séries noir et blanc de sa large production, vous aurez ici un aperçu exhaustif de cette oeuvre tant sociale, politique qu’artistique. Pas de fioriture dans les cadrages de Goldblatt, ses images racontent pour autant avec efficacité les heures noires de l’Afrique du Sud. Joli moment d’histoire que cette grande exposition à voir jusqu’au 13 mai 2018. En accompagnement, l’une de mes images de l’exposition où la couleur de peau n’empêche pas de s’asseoir l’un à côté de l’autre, rien n’est simple mais les barrières s’effacent pour certains. La prise de conscience de cette ineptie mentale s’immisce en ces instants de contemplation.

  • festival Circulations 2018 – 2 / Le Centquatre.

    festival Circulations 2018 – 2 / Le Centquatre.

    Moment d’amoncellements d’images, le festival Circulations 2018 est dense avec un Centquatre qui offre une multitude d’espaces d’expositions. Il y en a encore et encore, difficile même de fixer des noms derrière toutes ces démarches et les images qui s’y rapportent. Les plus remarquables ont le droit à un micro espace qui leur est propre, leur permettant d’investir un volume qui leur est dédié. Le projet prend ainsi corps plus aisément, au regard d’espaces de ciruclations plus difficile à apprivoiser. Mieux vaut un escalier avec une possibilité de profiter de la perspective des emmarchements plutôt que d’être plaqué dans un couloir étroit imposant des petits formats de par un recul quasi inexistant, chacun essaie de s’adapter, c’est bien là le plus intéressant. Je parle ici de forme, le fond est à apprécier en live. 6 mai 2018, vous avez encore du temps pour y parvenir.

  • La photographie française – 1 / MEP.

    La photographie française – 1 / MEP.

    Jean-Luc Monterosso, directeur de la Maison Européenne de la Photographie, présente ici un panel de la photographie française des années 80. Le temps passe, plus ou moins bien pour certains et certaines. Des portraits de jeunes adolescents androgynes de Bettina Rheims y sont présentés en grand formats noir et blanc. Mise en scène simple et efficace, ces photographies donnent ainsi encore plus envie. 20 mai 2018, vous avez tout le temps d’y penser. Penser à vous rendre à cette exposition « La photographie française existe… Je l’ai rencontrée », évidemment. De beaux instants de contemplation vous y attendent.

     

  • guillaume De Sardes / MEP.

    guillaume De Sardes / MEP.

    Une histoire de liaisons amoureuses, de marquage de la mémoire par le lien à l’Autre qui évolue dans le temps, les photographies de guillaume de Sardes signifient avec intensité ce sujet au travers d’une série d’images personnelles et de textes décrivant avec évidence les histoires qui le lient avec celles qui furent proche de lui et qui ne l’est plus. On aime, j’aime cette évidence. Vous avez encore le temps pour découvrir cette exposition à la MEP. On aime, j’aime évidemment. Jusqu’au 20 mai  2018, vous avez le temps d’aimer.

  • Albert Renger-Patzsch / Jeu de Paume.

    Albert Renger-Patzsch / Jeu de Paume.

    Rigoureux, inventif, Albert Renger-Patzsch a compté dans l’histoire de la photographie. Travail de référencement systématique, faisant rentrer un certain Beau, son approche technique est pleine de rigueur où la réalité de l’anodin perdure dans ses prises de vue. Parti de la nature pour y revenir en fin de vie, ses prises de vue sont simplement esthétiques et profondes. Et évidemment, cette efficacité visuelle n’est pas donnée à tous. Vous avez jusqu’au 21 janvier de l’an prochain pour aller apprécier ces clichés à appréhender dans leur contexte temporel des prémisses d’une autre photographie. A vos yeux.

  • Ali Kazma / MEP.

    Ali Kazma / MEP.

    Il en est des archivistes de l’humain. Kazma en fait donc partie, parcourant le monde sur la trace de l’humain et son activité. Il référence les instants où l’homme transforme le monde. Production de vidéos rentrant en vibrations les unes les autres dans un souci esthétique, cela saute aux yeux. Sa perception est à la fois anthropologique, historique figeant le geste dans l’éternel de l’image animée et esthétique, la prise de vue n’est pas faite au hasard dans ces plans fixes dénués de tout inutile. C’est à voir, sans aucun doute. Vous avez le temps d’attendre, un peu. 21 janvier 2018 sonnera le glas de cette exposition.

  • good or bad birthday ?

    good or bad birthday ?

    Souvenir d’un arrêt sur l’interstate 81 dans le Tennessee en août 2016. Terre porteuse de Trump jusque sur les pare-brises.

    Tomorrow is a big day in the USA : good or bad day,  the worst day or a less worst day at last ? 8 novembre 2016. We’ll see.