Catégorie : Evénement

  • Love Songs – 1 / MEP, Paris

    Love Songs – 1 / MEP, Paris

    De nouveau, il n’y a aucune hésitation, il faut aller y entrainer ses yeux à voir. D’ailleurs cette fois-ci plus encore, on ressort empli de diversité bienvenue, cela ne se produit pas toujours à ce niveau d’intensité. L’exposition est riche de plusieurs photographes, elle se focalise sur les relations amoureuses et retrace par là-même un morceau d’histoire de la photographie. Mais surtout, il s’agit là de percevoir l’évolution de la manière de raconter son rapport à l’Autre, au travers de 14 histoires personnelles, avec des photographies de 1950 à aujourd’hui. Il faut aller vite, Love Songs disparait le 21 août 2022 ! En image, Nobuyoshi Araki.

  • tom Wesselmann / fondation Vuitton, Paris

    tom Wesselmann / fondation Vuitton, Paris

    Le pop art a investi la fondation Vuitton. Mise en parallèle des oeuvres de tom Wesselmann avec une production multiforme d’artistes du pop art, cette exposition donne à voir un panel large de ces artistes surfant sur la société de consommation, ses produits, ses dérives. Des oeuvres contemporaines viennent s’immiscer également au milieu d’une production de Wesselmann ayant fait évoluer son approche tout au long de sa longue carrière. Jeux d’échelles, couleurs vives, corps, lèvres et seins jalonnent son travail majoritairement au travers de très grands formats où les jeux d’aplats colorés rappellent Matisse sans doute possible. Il se poursuit par un travail sur l’espace au travers de toiles mises en scène et de créations sur tôle, oscillant entre sculpture et peinture sans pour autant trouver son point d’arrêt. Etrangement, ce sont des petits formats de début de carrière qui m’ont fait vibrer, empruntes d’une sensibilité volontairement effacée par la suite. Commencer l’exposition par Wahrol, Rauschenberg et jasper Johns met de suite la barre très haute, laissant au final un goût « métallique » dans la bouche au travers de cette production en mouvement perpétuel. Wesselmann réussit pour autant à provoquer l’inhabituel par bien des côtés. Il vous attend jusqu’à février 2025 à la fondation Vuitton.

  • Love Songs – 2 / MEP, Paris

    Love Songs – 2 / MEP, Paris

    Love Songs, on y retrouve Nan Goldin, certes mais d’autres sont ici incontournables, Lin Zipheng, Collier Schorr, Hideka Tonomura pour ne citer qu’eux. Cette fois-ci, on y pense : rafraichissement des yeux avant le 21 août 2022, c’est indispensable.

  • Boris Mikhaïlov / MEP, Paris

    Boris Mikhaïlov / MEP, Paris

    Boris Mikhaïlov est un jongleur, photographe ukrainien qui se faufile depuis les années 60 dans une Ukraine en pleine mutation, basculant de l’URSS à son autonomie. Les séries s’enchainent, les sujets sont multiples, majoritairement de l’ultra quotidien, mais pas que, au travers de photographies volontairement anodines tirées sur de mauvais papiers, sans contraste, pour mieux traduire l’écart entre la réalité d’un quotidien difficile d’une population sous surveillance et la version officielle d’une réalité quasi virtuelle d’un pouvoir poursuivant sans faille son chemin en impasse. Les grands formats colorisés d’une Ukraine à l’agonie de l’après URSS sont intenses. Toutes ces séries ont une résonance particulière en cette année 2022 marquée par une actualité sanguinaire. Allez voir, vos yeux en sortiront grandis.

  • Gérard Garouste / centre Pompidou, Paris

    Gérard Garouste / centre Pompidou, Paris

    Garouste est inclassable. Dans tous les cas, c’est un peintre, un véritable peintre d’une grande dextérité qu’il met à contribution pour produire une oeuvre prolifique, emplie de mystère, de références perpétuelles à son monde où lui-même s’invite dans les toiles. Sa peinture s’impose au visiteur, avec ses formats immenses, ses couleurs intenses, sa folie toujours présente où les formes et les corps se déforment étrangement. On peut se plonger dans sa vie pour tenter de saisir le sens de chacune de ses réalisations, c’est une solution. S’approcher des toiles après en avoir eu une perception d’ensemble est sans doute une autre manière d’appréhender sa peinture. La conclusion est simple, Garouste est fondamentalement un peintre, sa gestuelle est incroyable. Et ce ne sont pas ses représentations figuratives qui doivent impressionner, ce sont dans les moments où il s’en échappe qu’il devient impressionnant. Centre Pompidou jusqu’au 02 janvier 2023, prenez le temps de vous approcher.

  • Planches Contacts / Deauville

    Planches Contacts / Deauville

    Tous à Deauville ! Trop tard, direz-vous. Planches Contact s’est achevé le 1er janvier 2023 avec une programmation riche et de grande qualité. Les Franciscaines, nouveau centre culturel tout simplement beau, a accueilli en résidence plusieurs photographes dont Béchet, de Luigi, Diop, Jodice, … qui y présentaient des séries « Normandes », chacun sous un angle différent mais avec au final, un intérêt variable. Une invité particulière, Jessica Lange qui s’est mise à la photographie dans les années 90, nous transporte aux USA.

    Puis la plage vous attendait avec Depardon, Augris, the Anonymous Project, … et le Point de Vue également avec des installations de georges Rousse, Bettina Rheims. C’en est fini, vous avez raté quelque chose à coup sûr, ce fut un joli temps. L’édition 2023 vous tendra les bras.

  • Monet Mitchell / fondation Vuitton, Paris

    Monet Mitchell / fondation Vuitton, Paris

    Le combat de l’année prend fin le 27 février 2023, il reste des places, c’est à voir sans faute. Ko ou pas ? Il est difficile de l’avouer mais Monet reste indéniablement hors du temps, d’une force éternelle que les grands formats de Mitchell ont même du mal à faire face. Le geste parfait de Monet est si récurrent se déjouant d’une formalisation descriptive qu’il réussit à produire une expression spatiale sans pour autant représenter. Nous parlons là des dernières années de Monet. La couleur chez Mitchell au travers d’une gestuelle forte impose un immense respect : la fondation Vuitton permet justement d’apprécier ces toiles avec un recul suffisant pour rester dans une appréhension globale de ces immenses formats . La rétrospective de Mitchell est à parcourir avec attention, ses tentatives de travail par aplats, d’effacements sont autant de pistes picturales qui mettent en avant une oeuvre en mouvement perpétuel.

  • Elliot Erwitt / musée Maillol, Paris

    Elliot Erwitt / musée Maillol, Paris

    Vous avez une envie folle d’éprouver vos regards. Avec Erwitt, vous allez passer par un chemin particulier : le sien. Toujours empli d’humour, il a la capacité d’insuffler systématiquement un regard en décalage tant par le biais de ses photos de rue qu’au travers de ses travaux de commande. Vous ne le connaissez pas ? Bien évidemment, vous avez déjà vu l’un de ses clichés, de Paris, de chiens. Un grand nombre de ses prises du vue a marqué l’histoire. Fidèle au noir et blanc, il s’ouvre à la couleur dans le cadre des commandes reçues. Musée Maillol, jusqu’au 15 août 2023, vous avez le temps, même si l’exposition peut être débordante d’yeux curieux. Il vous faudra trouver un horaire judicieux pour autant car vos yeux en ont besoin quoiqu’il en soit.

  • Germaine Richier / Centre Pompidou, Paris

    Germaine Richier / Centre Pompidou, Paris

    Vous ne pourrez plus dire que vous ne la connaissez pas. Une rétrospective au Centre Pompidou et le tour est joué. Partie d’une formation par Auguste Rodin et Antoine Bourdelle, Germaine Richier a basculé vers autre chose. Au-delà de l’expression du vivant, c’est bien sa recherche de la spatialisation de la sculpture qui m’a marqué. Insectes, corps pour finir sur les mythes, elle bouscule sa formation initiale en allant travailler des matériaux variées, acier, étain, plâtre. Elle ne s’arrête pas à la sculpture en elle-même mais met en scène ses productions en y ajoutant un contexte, en y mêlant la couleur. Trait d’union entre Rodin et César, vos yeux doivent se confronter à cette production hors du temps. Vous avez jusqu’au 12 juin 2023 pour y parvenir.

  • Thomas Demand / Jeu de Paume, Paris

    Thomas Demand / Jeu de Paume, Paris

    Le bégaiement de l’histoire, tel est le titre de cette exposition qui interroge si judicieusement la question de l’image. Je ne vais pas ici décrire la démarche de Thomas Demand, elle oscille entre réalité médiatique, réinterprétation et fixation par l’image. Le choix des évènements médiatiques sur lesquels il s’arrête, est juste. Snowden, Trump, rapport à la nature, rapport à l’histoire, de l’image fixe à l’image animée, vos yeux en auront pour leur compte. Mais c’est bien ce qui se passera derrière qui devrait provoquer en vous une surchauffe: suractivité neuronale, je vous l’espère. Demand est à voir jusqu’au 28 mai 2023 au Jeu de Paume. A voir ou plutôt à réfléchir sans faute.