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  • Insouciances / 1

    Insouciances / 1

    Le printemps arrive. Repart. Apparaitra de nouveau. Il est temps de parcourir ces lieux où la sensation fait avancer chacun, à son niveau, emprunt d’insouciance ou d’anxiété, tout dépend. Dans tous les cas, l’excitation est au rendez-vous. Course à la sensation, seul non, à plusieurs le plus souvent, là où l’effet de groupe fait monter le curseur de celui ou celle qui n’ose pas, à faire prendre des initiatives à celui ou celle qui doit prouver, à titre d’exemplarité face au groupe. Moments d’échanges, c’est sans doute là l’intérêt de ces fêtes foraines autorisant ces instants d’insouciances. La lumière, les lumières, les bruits, les musiques, les odeurs accaparent les sens dans des mouvements incessants, de bas en haut, de droite à gauche. Le spectacle fait front, occupant l’esprit à moins d’esprit.

  • Moment d’Architecture / 2.

    Moment d’Architecture / 2.

    Mallet Stevens encore et sa sublime réalisation pour les époux Cavrois, il s’agit là de la cuisine, dimensionnée à l’échelle d’un château où les chaises dessinées par Mallet Stevens himself autorisent une pause. Les espaces de service destinés au personnel de maison sont traités avec un soin identique à celui des pièces de réception. Lumière naturelle, vue directe sur le jardin, volumes confortables, accès depuis la façade principale, la stratification sociale est mise à mal. Respiration évidente d’une production architecturale en avance sur son temps, approuvée par un commanditaire éclairé.

  • Moment d’Architecture / 1

    Moment d’Architecture / 1

    Villa Cavrois, vaste « château » moderne de 1932. Cette réalisation de Mallet Stevens fait faire un pas de géant à l’Architecture, dans son rapport au contexte, son rapport à l’hygiène, l’intégration des standards modernes, voiture, ascenseur et autres facilitateurs du quotidien. Les rapports sociaux traditionnels y sont bousculés. Les matériaux, nobles, au regard de cette commande hors norme jouent de leurs couleurs au travers d’une maîtrise extrême de la lumière, qu’elle soit naturelle ou artificielle. Simple moment d’émotion, tout y est évident, inventif, judicieux faisant basculer cette Architecture dans la référence. Un monde à part. Une rénovation sublime permet depuis peu de prendre toute la mesure du lieu. A voir. A revoir. Sans fin.

  • Croyances / 2.

    Croyances / 2.

    Etranges bribes de croyances qui reviennent aussi rapidement. Le hasard des envies a provoqué ce regard curieux et assidu à sa tâche sans fin. La femme qui se signe ici en entrant dans l’église fait partie de ces instants de basculement d’un monde à l’autre. Inversement des lumières où le monde extérieur semble aussi sombre qu’est lumineux l’espace intérieur de l’église. Le signe est tourné vers cette lumière zénithale tombant du ciel, de ce ciel partie intégrante du monde externe. L’un et l’autre ne sont donc pas si éloignés, quoique. Dans tous les cas, ils sont intimement liés.

  • Croyances / 1.

    Croyances / 1.

    Questionnement : est ce cette actualité récurrente et quotidienne mettant à terre cette aspiration naturelle de croire en l’Autre, qui m’amène à entamer avec envie une nouvelle série ? Cela n’est sans doute pas étranger à cet élan soudain sans l’expliquer pour autant totalement. Ce peut être aussi le glissement qui s’opère photo après photo vers l’Humain qui prend au fur et à mesure une place évidente et systématique, le rapport qu’il induit à son contexte. De fait, la croyance en un Etre Supérieur plaque, sans intermédiaire et en toute immédiateté, une dimension particulière aux lieux où s’expérimente cette prise de contact. Passer la porte, espace infime de séparation, transforme en un instant celui ou celle qui fait le pas. D’un espace public à un espace intériorisé, il se passe quelque chose. Et il n’est pas nécessaire d’y croire pour s’en apercevoir. Le sujet est tout autre. Ce travail ne fait que débuter. Il m’intrigue déjà. J’en délivrerai des bribes, de temps en temps. Le temps justement. Il n’en est pas question ici. Eternel qu’il est.

  • Back in the USA / San Antonio.

    Back in the USA / San Antonio.

    Descendons un peu au Sud, le Mexique n’est pas si loin. Imprégnée des allers retours entre mexicains et nouveaux américains qui se chassent les uns après les autres, San Antonio baigne dans cette histoire étrangement mise en avant alors même qu’elle est marquée par la Mort, un peu, beaucoup. La chaleur se ressent, les ombres rasent les murs en cet après midi à l’air lourd et chaud, dans des rues apaisées par cette chape humide.

  • Back in the USA / Next.

    Back in the USA / Next.

    Dans le métro new yorkais. La climatisation ne fait pas tout. La fatigue se lit sur les visages. Nuit difficile, chaleur diurne épuisante, les raisons de la fatigue restent inconnues. Les gens rentrent et sortent des rames, les regards se croisent. Les flux sont continus. Repos entre deux.

  • Back in the USA

    Back in the USA

    Des images encore et encore. Replongeant dans les archives, récentes certes, des Etats Unis, je me décide à faire apparaitre certaines images qui feront surface au hasard des envies. Pas de sujet spécifique, reflets lumières cadrages mouvement occupent là l’image d’un Brooklyn arpenté au cours d’une nuit baignée d’une douce chaleur. A suivre.

  • josef Koudelka / centre Pompidou. Vraiment.

    josef Koudelka / centre Pompidou. Vraiment.

    Vraiment. oui vraiment. C’est à voir. Crispation apparente de la main, je ne sais pas. En tout cas, des hochements de tête de gens qui à priori savent voir, se multiplient. Des gens patients qui prennent le temps. Les images de Koudelka nécessitent un temps suffisant en effet pour les regarder plusieurs fois, dans l’ordre, le désordre. Je ne suis pas regardant justement. Il s’agit juste d’en prendre un peu, du temps. Jusqu’au 22 mai 2017.

  • josef Koudelka / centre Pompidou

    josef Koudelka / centre Pompidou

    Justes. Les images de Koudelka sont, avec une simplicité effarante, d’une justesse systématique. Série de photographies au fil de l’eau au gré de ses cheminements, l’équilibre en déséquilibre de ses cadrages se joue du mouvement, du hasard de ces moments pleins d’Humain. Dans tous les cas, l’image traduit l’instant avec acuité. A voir absolument. Jusqu’au 22 mai. Sans faute.