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  • Eli Lotar / jeu de paume.

    Eli Lotar / jeu de paume.

    Production en noir et blanc, Eli Lotar expérimente les photographies à Paris, plongée, contre plongée sur la vie quotidienne, les prémisses d’une photographie différente. Son travail de référencement de sujets par thématique, sa proximité avec Giacometti sont donc présentées au Jeu de Paume. A voir jusqu’à fin mai 2017.

    Photographies réalisées aux abattoirs de la Villette, les images sont étonnantes. Pieds de boeufs rangés avec soin cadrés avec non moins de soin provoquant, selon les tirages, des jeux graphiques ou une mise en scène d’un quotidien anodin, l’instant est partagé avec cette femme voilée, attentive aux images : moment, précieux, de connexion de cultures.

  • vincent Perez / M.E.P. suite

    vincent Perez / M.E.P. suite

    Non pas que je fais une fixation sur l’intéressé. Mais l’exposition est diverse. Ici, une série de grands formats qui captent les regards.
    Ces regards muraux se mêlent aux croisements des visiteurs qui s’interfèrent les uns les autres, des regards qui se coupent à pas feutrés face à ces portraits immenses dont les yeux non moins immenses ne laissent pas insensibles. Jusqu’à fin mai, allez vous faire ausculter à la M.E.P.

  • vincent Perez / M.E.P.

    vincent Perez / M.E.P.

    La Maison Européenne de la Photographie, lieu empli d’atmosphère feutrée aux espaces qui s’enchainent, tordus, entremêlés, toujours un plaisir de passer ce jardin zen d’entrée qui assume sa fonction de tranquillisation des visiteurs, transition entre la rue, agitée, et cet espace, quiet.
    Vincent Perez présente là ces identités, colorées, tirages irréprochables issus sans aucun doute de moyens de prises de vue, irréprochables eux aussi. A vous de voir. Jusqu’à fin mai 2017.
    Plusieurs photos que j’y ai prises, cherchant ces instants de connexion entre le regardé et le regardant. Ici, le geste lent fait face à ces danseuses immobiles, chacun avec sa lumière, l’osmose a ses limites.

  • peter Campus / Jeu de Paume.

    peter Campus / Jeu de Paume.

    1971, 1972, jusque dans les années 90, peter Campus joue sur les questions de l’image, son image, son impact dans l’espace, la perception de soi, de soi dans l’espace, le Jeu de Paume propose là une exposition, participative pour partie la rendant ludique pour partie. Ouvrez les yeux et interrogez votre espace. A voir, à voir. Jusqu’à fin Mai 2017.

  • Disparition de la figure – Gao Bo / M.E.P.

    Disparition de la figure – Gao Bo / M.E.P.

    Certes mes images n’ont pas l’habitude d’être anecdotiques, l’anti-Doisneau fondamentalement. Celle-ci non plus d’ailleurs, même si elle pourrait facilement provoquer le clin d’oeil quasi pénible, perceptible en première lecture de la disparition de la Figure. Ici plutôt, lecture au second degré de la démarche de Gao Bo où cette image joue de la redondance de la perte de figure de la contemplatrice alors qu’il n’est pas aisé de rebondir sur le travail de Gao Bo présenté à la Maison européenne de la Photographie du 8 février au 9 avril 2017.
    Attention de ne pas plonger dans la facilité des dessins de visages grands formats de Gao Bo, dextérité graphique certes, s’approchant d’un tracé propre à Giacometti, mais la répétition ne suffit pas. Eût-il sans doute fallu aborder le même sujet avec des formats encore plus grands. Espace de la salle trop petit sans doute également.
    A contrario, la série d’images sur le Tibet est évidemment plus dérangeante, belle, puissante. A voir, à voir, à revoir.

  • Déplacements / 1.

    Déplacements / 1.

    Au gré des situations volées, le travail se poursuit sur ces moments spécifiques du Déplacement. Collectif plus particulièrement. Certes, l’on va de A à B, c’est bien la raison première de sa présence mais au travers d’une multitude de manière de faire. C’est surtout l’occasion de cotoyer l’autre, qu’il soit gênant, que l’on feigne de l’ignorer ou bien plutôt que l’on y soit attentif. Evidemment ces instants provoquent du rapport humain, sans se livrer pour autant facilement. C’est bien là qu’il s’agit d’être attentif à son immédiateté. Une série de photographies viendra rejoindre le site. Pas encore. Le moment n’est pas venu.

  • Le temps de passer d’un monde à l’autre.

    Le temps de passer d’un monde à l’autre.

    Il est tard. Il est l’heure de rentrer. Il est l’heure de prendre du repos. Le lieu n’est pas fait pour y rester. L’actualité colle aux murs malgré les effacements à répétition.

  • Singe allongé / suite.

    Singe allongé / suite.

    Il n’y a pas lieu de s’arrêter en si bon chemin. La série va prendre forme. Partiellement dans sa présentation car il ne s’agira pas d’intégrer l’ensemble des dessins. Revenons au singe : Cette position dos tourné suffisait en elle-même à signifier cette ignorance volontaire de l’autre. Le singe avait tant raison. Je comprenais, face à cette bêtise si récurrente mêlée à une curiosité de passage du promeneur bruyant.

  • Singe allongé.

    Singe allongé.

    Encore fallait-il capturer ces petits formats en image. C’est en cours. Une série en tant que telle, va ainsi s’ajouter aux autres. Monomaniaque, cette série s’applique à travailler le même enchainement des formes d’un singe allongé aperçu en captivité. D’un calme apaisant, ignorant parfaitement les gens qui se pressaient autour de lui, sa position exprimait parfaitement son refus du contact. Il s’agit là de répéter ces formes jusqu’à épuisement, encore et encore à l’encre, peinture, mine de plomb, craie sur papier.

  • De l’après / renouvellement.

    De l’après / renouvellement.

    Le temps est élastique. Que l’on en ait encore, pas assez, plus du tout, trop, suffisamment, la perception de son effacement varie. Il en va de même pour ce jour où la série « De l’après » se doit d’être renouvelée. Il est temps, tout simplement. Il ne reste plus qu’à rendre publiques ces images restées jusqu’alors cachées. Elles arrivent, ouvrez les yeux. Incessamment sous peu. En attendant, Madrid sous le soleil et sous l’oeil d’un curieux.